© Si la neige ne revenait pas / Pyxis Explo

Exposition d’une sélection d’œuvres suisses qui interrogent la relation entre l’humain et la montagne
Du mercredi au dimanche
11h - 18h
Entrée libre
2e étage, Combles
18h
Ouverture des portes
18h30
Présentation des artistes
18h45
Ouverture de l'exposition
19h
Apéritif
Si la neige ne revenait pas présente six œuvres de créatrices et créateurs suisses qui interrogent la relation entre l’humain et la montagne en mettant en lumière la force et la fragilité des environnements alpestres. Six œuvres interactives, photographiques et immersives qui posent un regard critique et original sur les effets spécifiques provoqués par le dérèglement climatique.
Révélation
Installation interactive du studio Transmii et Dorota Grajewska, CH I 2025
Révélation est une installation interactive multisensorielle qui aborde la thématique des personnes disparues dans les montagnes et dont les corps sont actuellement retrouvés lors de la fonte des glaciers. L’œuvre en question est lauréate du concours Si la neige ne revenait pas lancé en décembre 2023 conjointement par le FIFAD, la RTS et le Pôle de création numérique.
Mountain Hug, Postlady et Beverin Couple
Installation vidéo (de la série Moving Portraits-Dancing Ages) de Moni Wespi, CH I 2021
Les trois vidéos présentées invitent le·la spectateur·trice à partager une expérience visuelle silencieuse et contemplative, à saisir l’instant où les personnages se fondent parfaitement dans le paysage alpin. Le mouvement, élément central de l’œuvre, nous pousse à repenser notre rapport à l’âge, à l’humain et à la nature, ouvrant ainsi la voie à un renversement des rythmes qui gèrent habituellement nos quotidiens.
Melting – the show must go on!
Installation de Michel Winterberg, CH I 2021
Melting – the show must go on! aborde les changements climatiques dans l’ère de l'Anthropocène. L'installation transforme la fonte des glaciers en une expérience esthétique et acoustique, tout en questionnant la consommation énergétique considérable du monde numérique qui contribue de manière significative au réchauffement climatique.
Elégies
Photographies de Matthieu Gafsou, CH I 2023–2025
Avec Elégies, Matthieu Gafsou poursuit son travail et ses expérimentations plastiques autour de la question du réchauffement climatique et de notre relation au monde à travers une présentation mélancolique des glaciers.
The Last Postcard
Installation interactive d’Océane Serrat, CH I 2024
L’installation propose la génération d’une carte postale à partir d’images et de textes issus de moteurs de recherche, reproduisant les clichés touristiques de la montagne et, plus précisément, des Alpes, qui façonnent notre imaginaire collectif.
Melting Gallery
Installation sonore de Denim Szram et Diana Lelonek, CH, PL I 2019
Des enregistrements de terrain de trois glaciers alpins en train de fondre – du Rhône, d’Aletsch et de Morteratsch – sont assemblés en une composition sonore immersive qui forme une symphonie de glaciers en voie de disparition.

Studio Transmii
Transmii est une agence créative suisse, basée à Genève, spécialisée dans la réalisation de projets interactifs au service de la culture. Notre équipe de designers d’interaction, designers graphiques, illustrateur et développeurs se consacre pleinement à la réalisation de projets novateurs et originaux. Depuis dix ans, notre agence travaille en étroite collaboration avec des artistes, des musées, des fondations ou encore des institutions culturelles. Pour Si la neige ne revenait pas, Transmii s’associe à la designer d’interaction Dorota Grajewska pour présenter « Révélation ».
Dorota Grajewska
Dorota Grajewska est une photographe polonaise basée à Genève. Elle a obtenu une licence en communication visuelle à l’université de Wrocław et s’est ensuite intéressée au photojournalisme à l’école de photographie Udaan à Mumbai, en Inde. Son travail a été présenté dans de nombreuses publications, telles que Creative Magazine de Raghu Rai et « Autoportret », un magazine d’art polonais. Poussée par sa passion pour l’intersection de l’art et de la technologie, elle a poursuivi un Master en Media Design à la HEAD Genève, obtenant son diplôme avec mention. Son remarquable projet de diplôme, « Bodies of Water », a été nominé pour le Hans Wilsdorf Excellence Award. En 2022, Dorota a reçu la bourse de la Fondation Hirschmann. L’art de Dorota Grajewska s’intéresse à l’impact de la technologie sur notre vie quotidienne, mêlant harmonieusement des éléments analogiques et numériques.

Moni Wespi (1977, CH/BE) est une chorégraphe, artiste visuelle et designer internationale. Sa pratique chorégraphique repose sur la création d’images, issues de choix scénographiques radicaux et d’une recherche approfondie sur le mouvement. En 2007, elle fonde la compagnie LOUTOP, avec laquelle elle développe un projet scénique innovant, présenté en tournée internationale de 2007 à 2014 (250 représentations). En 2010, elle reçoit le prix « GRANT » de Zurich pour ce travail. En 2011, elle rejoint le collectif « Asphalt Piloten ». Depuis 2014, elle mène des collaborations internationales et développe le projet chorégraphique et visuel MOVING PORTRAIT, né d’une remise en question de l’identité figée et conçu comme un processus participatif et inclusif, présenté à travers l’Europe sous forme d’installations vidéo. Depuis 2019, le projet évolue vers des formes performatives et interactives où le public devient interprète, notamment avec MOVING BLING, STEP IN SET et SLOWED LANDSCAPES, soutenu par le réseau européen In Situ et plusieurs institutions partenaires. Moni Wespi adopte une approche multidisciplinaire, développant des concepts visuels, des costumes et des scénographies, et collaborant à des projets vidéo, photographiques et scéniques.

Michel Winterberg (1972, Bâle) privilégie dans sa pratique artistique les installations vidéo et sonores interactives, ainsi que les dispositifs animatroniques. Son travail s’étend de petits objets en techniques mixtes intégrant écrans et composants électroniques à des installations vidéo interactives immersives, ou encore à des performances audiovisuelles de musique électronique. Il conçoit le dialogue interactif comme un jeu d’interactions entre matérialité, médialité et être humain, dans lequel il s’implique lui-même en tant que participant. Son travail se concentre sur les relations entre les personnes, l’environnement et la technologie. Il est titulaire d’un Bachelor of Arts de la IHW HGK FHNW ainsi que d’un CFC d’électromécanicien. Son travail a été présenté notamment au ZKM à Karlsruhe (DE), à Ars Electronica (AT), à la Kunsthalle Basel, au HEK – House of Electronic Arts, à LISTE – Art Fair Basel (CH), au FRAC Alsace (FR) et à WRO (PL).

Matthieu Gafsou (1981, CH, F,) vit et travaille à Lausanne, en Suisse. Après avoir obtenu un master en philosophie, littérature et cinéma à l'Université de Lausanne, il a étudié la photographie à l'École d'arts appliqués de Vevey. Depuis 2006, Gafsou a participé à de nombreuses expositions collectives et individuelles, et a publié de nombreux livres. En 2009, il reçoit le “Prix de la fondation HSBC pour la photographie" et est ensuite été invité à contribuer à l'exposition reGeneration2 crée par le musée de l'Elysée. En 2014, le même musée a produit l'exposition personnelle Only God Can Judge Me. En 2018, l'exposition H+ est l'un des temps forts des Rencontres de la Photographie d'Arles et fait ensuite le tour du monde (Chine, Australie, Italie, Irlande, Espagne, Suisse, etc.). En 2022, le projet Vivants est présenté in extenso au musée de Pully ainsi qu'à Paris Photo où Gafsou gagne le prix de la maison Ruinart. Gafsou enseigne depuis plusieurs années à l'École cantonale d'art de Lausanne (ECAL). Il est aussi membre fondateur de l'agence MAPS et est représenté par la Galerie C à Paris et Neuchâtel.

Océane Serrat est game et interactive designer basée à Genève. Son travail explore la manière dont le design peut s’engager sur des questions sociales et écologiques.

Denim Szram
Denim Szram (1990, DE, CH) est un artiste sonore allemand basé à Bâle, il développe une pratique qui englobe la composition, la performance, les installations multimédias, les environnements immersifs ainsi que des pièces pour la danse et le théâtre.
Il a été formé en médias numériques à la Hochschule Darmstadt, à l’Académie des beaux-arts de Cracovie et en design sonore à la Musik-Akademie Basel.
Diana Lelonek
Diana Lelonek (1988) a étudié la photographie à l’Université de Poznań, où elle a également obtenu un doctorat en études interdisciplinaires. Elle travaille actuellement à l’Académie des beaux-arts de Varsovie.
À la croisée de l’art et de la science, son travail interroge nos systèmes de surproduction, de croissance incontrôlée et de dégradation environnementale. Ses principaux médiums sont la photographie, les matériaux vivants et les objets trouvés.